L’entreprise crée et partage la valeur comme un organisme vivant

Le monde du vivant nous donne d’innombrables exemples d’organismes interdépendants. L’entreprise, elle aussi, se trouve au cœur d’un maillage de parties prenantes toujours plus interconnectées, ce qui lui donne un levier de choix pour agir en faveur d’un avenir plus durable. Toute volonté qu’elle aurait de « bien faire » – l’étymologie même du mot « bénéfice » – n’a de sens et surtout d’impact que si elle s’inscrit dans une approche collective.

Avant de partager la valeur, l’entreprise doit créer avec ses salariés, fournisseurs, clients et partenaires, dès le départ, une dynamique commune, en partageant sa vision, sa mission, la manière dont elle entend créer cette valeur. Fédérer ses parties prenantes dans la construction d’un projet commun pour avoir un réel impact, c’est ce que fait Bel avec tout son écosystème pour contribuer à transformer le système alimentaire mondial afin qu’il soit plus inclusif et durable.

ICR : Quelle est votre utopie réalisable pour 2030 en matière de création et de partage de la valeur ?

Cécile béliot-zind : Pour la prochaine décennie, je souhaite que l’évaluation de la performance des entreprises soit repensée en profondeur pour prendre en compte leur impact global. L’interdépendance du « rentable » et du « responsable » doit devenir la norme pour faciliter la création de valeur sur le long terme. Cette logique est déjà ancrée chez Bel de longue date et elle se concrétise aujourd’hui avec la fusion des directions Finance et RSE. Notre prise de décision est constamment guidée par ce double référentiel, ce qui contribue à une performance multidimensionnelle.

J’appelle aussi de mes vœux une approche plus systématique de partenariats, de co-développement de projets à impact positif au sein de la chaine de valeur, y compris entre concurrents, qui permettrait d’être soudés autour d’un même objectif : créer de la valeur durablement et collectivement.

Cécile Béliot-Zind
Directrice Générale Adjointe du Groupe Bel